
Comment comptabiliser les liquidités immédiates ?
Les liquidités immédiates, aussi appelées disponibilités, comprennent l’ensemble des fonds directement accessibles pour une entreprise, comme l’argent en caisse, les comptes bancaires à vue et certains placements à très court terme (par exemple, les comptes d’épargne rapidement mobilisables). Voici comment comptabiliser les liquidités immédiates dans le cadre d’une comptabilité d’entreprise.
Identifier les comptes comptables à utiliser
En comptabilité, les liquidités immédiates sont comptabilisées dans des comptes spécifiques, souvent regroupés sous le compte de trésorerie dans le plan comptable général (PCG). En Belgique, par exemple, le compte 55 (Banques) et le compte 57 (Caisses) sont utilisés pour enregistrer les liquidités immédiates.
– Compte 55 – Banques : Pour enregistrer les fonds déposés dans les comptes bancaires courants ou d’épargne disponibles.
– Compte 57 – Caisses : Pour les fonds détenus physiquement dans l’entreprise (argent en caisse).
Enregistrer les opérations courantes liées aux liquidités
Entrées de liquidités : Les entrées de fonds, comme les paiements des clients, sont comptabilisées en créditant le compte de produit concerné (ex. compte de vente) et en débitant le compte de trésorerie correspondant (compte bancaire ou caisse).
Sorties de liquidités : Les paiements effectués par l’entreprise (fournisseurs, charges diverses, salaires, etc.) sont enregistrés en créditant le compte de trésorerie approprié et en débitant le compte de charge concerné.
Exemple d’écriture pour une vente payée en espèces
Si un client paie une facture en espèces de 1 000 €, l’écriture comptable serait la suivante :
– Débit : 57 – Caisse : 1 000 €
– Crédit : 70 – Ventes : 1 000 €
Exemple d’écriture pour un paiement effectué par virement bancaire
Pour un achat de fournitures de 500 € payé par virement bancaire, l’écriture serait :
– Débit : 60 – Achats de fournitures : 500 €
– Crédit : 55 – Banques : 500 €
Comptabiliser les opérations de rapprochement bancaire
Chaque mois ou trimestre, les mouvements enregistrés dans le compte bancaire de l’entreprise doivent être rapprochés du relevé bancaire, en comparant les écritures comptables avec les extraits de compte. Cela permet de détecter les erreurs, les omissions ou les paiements en attente.
Présenter les liquidités au bilan
Les liquidités immédiates apparaissent dans l’actif du bilan, sous la rubrique des disponibilités ou trésorerie. Elles sont placées dans une section distincte des actifs courants et représentent la partie des actifs facilement mobilisables par l’entreprise.
Considérer les règles de présentation des placements à très court terme
Les placements à très court terme, comme les comptes d’épargne ou les investissements en titres très liquides, peuvent aussi être comptabilisés parmi les disponibilités, à condition qu’ils soient mobilisables sans pénalité et qu’ils ne présentent pas de risque important de perte de valeur.
En résumé, la comptabilisation des liquidités immédiates suit des règles simples mais importantes pour garantir une bonne gestion de la trésorerie et une présentation fidèle des ressources disponibles dans l’entreprise.
Exactement ! Lors de la création d’une entreprise, il est essentiel d’enregistrer les liquidités initiales pour assurer un suivi clair et structuré de la trésorerie dès le départ. Voici en détail comment cela se passe :
1. Enregistrement des liquidités initiales lors de la création de l’entreprise
Lorsqu’une entreprise est créée, les fonds initiaux apportés par les propriétaires ou les actionnaires (apports en capital) sont comptabilisés. Ces liquidités peuvent provenir de diverses sources : les apports en numéraire des fondateurs, les prêts bancaires ou les avances en compte courant.
L’écriture comptable initiale serait donc de débiter le compte de trésorerie (compte 55 – Banques ou 57 – Caisse) et de créditer le compte de capital (compte 10) pour les apports des propriétaires, ou un compte de dettes financières (compte 43) pour les prêts.
Exemple :
Pour un apport en capital de 10 000 € :
– Débit : 55 – Banques : 10 000 €
– Crédit : 10 – Capital : 10 000 €
2. Enregistrement des entrées de liquidités courantes
Les liquidités entrent régulièrement dans l’entreprise grâce à ses activités opérationnelles. Les experts-comptables enregistrent donc les entrées de trésorerie en fonction de leur origine, ce qui permet de garder une trace claire de chaque flux de trésorerie.
Ventes et revenus : Lorsqu’un client paie une facture, on débite le compte de trésorerie et on crédite le compte de ventes ou de produits.
Prêts ou financements : Lors de la réception de fonds provenant de prêts, le compte de trésorerie est débité, et un compte de dettes financières est crédité.
Apports supplémentaires des propriétaires : Si les propriétaires effectuent de nouveaux apports, les fonds sont enregistrés comme des augmentations de capital ou des avances en compte courant.
3. Classement des liquidités au bilan
Au bilan, les liquidités sont présentées dans la section actifs circulants sous la catégorie disponibilités. Cela inclut l’argent en caisse, les comptes bancaires, et les éventuels placements à court terme.
4. Présentation dans le compte de résultat
Bien que les liquidités elles-mêmes n’apparaissent pas directement dans le compte de résultat, les opérations qui les affectent (ventes, intérêts reçus, etc.) sont présentées en tant que produits, ce qui influe indirectement sur les flux de trésorerie.
5. Gestion des sources variées de liquidités
– L’expert-comptable tient compte des différentes origines de liquidités :
– Opérations courantes (ventes et prestations de services),
– Financements (prêts bancaires ou apports en capital),
– Activités d’investissement (cessions d’actifs ou rendements de placements).
En procédant ainsi, les experts comptables Saint-Gilles assurent un suivi rigoureux de toutes les sources de liquidités, offrant aux dirigeants une vue d’ensemble fiable de la trésorerie disponible pour la gestion et le développement de l’entreprise.

